Archive for the ‘Marie’ Category

Les promesses du Rosaire

octobre 6, 2011

 

 1) – Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire, recevra toutes les grâces qu’il me demandera.

 2) – Je promets ma très spéciale protection et de bienfaits à ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire.

 3) – Le Rosaire sera un bouclier puissant contre l’enfer, détruira les vices, délivrera du péché, abattra l’hérésie.

 4) – Le Rosaire fera germer les vertus et obtiendra aux âmes la miséricorde divine  il substituera dans les cœurs l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront ainsi.

 5) – Celui qui se confie à moi par le Rosaire ne périra pas.

 6) – Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en méditant ses mystères ne mourra pas de mauvaise mort. Pécheur, il se convertira ; juste, il persévérera dans la grâce et en tout cas il sera admis à la vie éternelle.

 7) – Les vrais dévots de mon Rosaire ne mourront pas sans le secours de l’Eglise.

 8) – Je veux que tous ceux qui récitent mon Rosaire trouvent dans leur vie et à leur mort lumière et plénitude de grâces, et qu’ils participent aux mérites des bienheureux.

 9) – Je délivrerai promptement du purgatoire les âmes  dévotes au Rosaire.

10) – Les vrais fils de mon Rosaire jouiront au ciel d’une gloire singulière.

11)- Tout ce qu’on demandera par le Rosaire, on l’obtiendra.

12) – J’assisterai en tous leurs besoins ceux qui propageront mon Rosaire.

13) – J’ai obtenu de mon Fils que les confrères du saint Rosaire aient pour frères en la vie et en la mort les Saints du ciel.

14) – Ceux qui récitent mon Rosaire sont mes fils bien-aimés, les frères de Jésus-Christ.

15) – La dévotion du saint Rosaire est un signe évident de prédestination.

Ces quinze promesses de Notre-Dame du Saint Rosaire ont été données à Saint Dominique et au bienheureux Alain de la Roche. 

Quelques pensées des dévots du Rosaire

L’Ave Maria bien dit, c’est-à-dire avec attention et modestie, est l’ennemi du diable qu’il met en fuite et le marteau qui l’écrase. (Saint Bernard) 

Après l’Office divin et l’adorable Sacrifice de la Messe, aucun hommage n’est si agréable à Jésus et à sa Sainte Mère que la récitation du Rosaire. (Saint Dominique) 

Quand je prononce l’Ave Maria, les deux sourient, les anges se réjouissent, l’univers est dans la Jubilation, l’enfer frémit et les démons sont en fuite. (St-François d’Assise)

 Quand nous saluons par l’Ave Maria la Vierge pleine de bonté, Elle nous répond toujours par quelque grâce du ciel. (Saint Bonaventure)

 Le Rosaire est, pour ainsi dire, la reine de toutes les prières, par la raison que le Rosaire est la plus belle de toutes les pratiques de dévotion. (Bx Alain de La Roche)

 Le Rosaire est une dévotion toute divine, une source de grâces, une chaîne qui unit la terre avec le ciel, un arc-en-ciel de paix dans le firmament de l’Eglise. (Ste Th. d’Avila)

 Réciter mon chapelet, prier ma Mère du ciel, c’est ma plus douce occupation et la Joie la plus pure de mon cœur. (Saint François d’Assise)

 Je n’ai pas de meilleur secret pour connaître si une personne est de Dieu que d’examiner si elle aime à dire l’Ave Maria et le chapelet. (Saint L.-Marie de Montfort)

 L’un des principaux soins pour engager les fidèles à avoir de la piété, c’est de leur inspirer de la dévotion à la Très Sainte Vierge et particulièrement au Rosaire. (Saint Jean-Baptiste de La Salle)

 II n’y a pas d’hommage plus agréable à Marie que le Rosaire. (St Alphonse-Marie de Liguori)

 Chaque fois que j’ai récité le chapelet pour un pécheur, J’ai obtenu sa conversion.

(Saint Clément-Marie Hofbauer)

 Je récite chaque Jour non seulement le chapelet, mais mon rosaire entier. (St Michel Garicoïts.)

 J’engage les âmes à avoir une grande dévotion à la Très Sainte Vierge, et à réciter le chapelet. Je leur enseigne, s’il en est besoin, à méditer sur les mystères du Rosaire. (Saint Antoine-Marie Claret)

 Donnez-moi une armée qui récite le Rosaire, et je ferai la conquête du monde. (Saint Pie X)

 Si vous voulez causer un grand plaisir à la Très Sainte Vierge, récitez le plus souvent possible et avec grande dévotion l’Ave Maria. (Bienheureux Frère Mutien-Marie.)

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7 octobre – Notre Dame du Rosaire

octobre 6, 2011

. Luc l,26-38.

 « Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en  mariage à un homme de la maison de David nommé Joseph, et le nom de la jeune fille était Marie. » Voici un acte du Seigneur tout à fait nouveau. Au cours de toute l’histoire d’Israël, il y a eu des conceptions considérées comme miraculeuses. Celle d’Isaac par exemple. Mais il s’agit toujours  d’une femme stérile et avancée en âge. Tandis qu’ici il s’agit d’une ‘parthénos’, c’est à dire d’une jeune fille vierge. Et il va dans le plus humble village de cette province,  Nazareth. Là vivaient au temps de Marie et Joseph une centaine de foyers, peut-être moins. Tous de condition très modeste, beaucoup se faisaient appeler ‘les pauvres du Seigneur’. Il est impossible que la famille de Marie et celle de Joseph n’ait pas vécu cette spiritualité. Cette Marie n’est vraiment la fille de personne. Elle n’a pas d’autres titres de noblesse que le choix de Dieu. Joseph, par contre est fils de David. Bien qu’il s’agisse d’une conception virginale, le Messie doit être fils de David et la légitimité n’était transmise que par le père. Marie ne pouvait pas être accordée en mariage à un homme qui n’aurait pas été un descendant de David. Dieu a eu besoin de Joseph autant que de Marie pour réaliser son projet. L’ange de Dieu s’adresse à Marie. « Sois joyeuse, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. »  Khairé, c’est le mot que l’on emploie pour saluer en grec. Mais dans le contexte il semble bien que le sens dépasse celui d’une simple salutation. Il fait écho à Sophonie 3,14-15: « Pousse des cris de joie, fille de Sion, le Seigneur est au milieu de toi. » Comblée de grâce a aussi un sens plus plein que celui de ‘favorisée de Dieu’, c’est le terme le plus proche de celui qui a été donné à Marie par Pie IX, ‘Immaculée Conception’. Ce titre, avec les paroles qui suivent, ‘le Seigneur avec toi’, est un envoi en mission. Comme il donne à Marie le titre de ‘Comblé de grâce’ pour lui demander de concevoir, de mettre au monde et d’accompagner dans la vie le Verbe fait chair, la Parole de la grâce, Celui par qui la grâce est venue dans le monde. Une telle salutation avait un sens bien particulier en Israël. La grâce évoque la prévenance de Dieu, son amour gratuit.  L’ange voit le trouble de la jeune fille et lui dit aussitôt : « Ne crains pas. » C’est une parole qui accompagne les manifestations divines. Cette invitation à ne pas craindre s’appuie sur la confiance en celui qui est tout puissant et tout aimant. L’ange signifie donc aussitôt sa mission à Marie. « Voici que tu concevras dans ton sein et tu enfanteras un fils que tu appelleras Jésus » C’est à dire Dieu sauve ! Dieu rétablit tout à fait les bonnes relations entre les hommes et lui. Cette annonce à Marie ressemble plutôt à une déclaration. Puisque la volonté de Marie et la volonté de Dieu sont une seule volonté.  « Il sera grand. » ajoute l’ange. Non pas grand devant le Seigneur comme le fils de Zacharie mais grand tout court, grand absolument, comme Dieu seul peut être grand. Marie pose alors une question de simple bon sens. Elle ne demande pas de signe par lequel Dieu montrerait sa puissance. Elle demande seulement comment cette conception se réalisera étant donné qu’elle ne connaît pas l’homme. Il semble bien que sa réponse signifie non seulement qu’elle est encore vierge, mais qu’elle a le statut de vierge, et que ce n’est pas dans l’union avec un homme qu’elle désire se réaliser. Vient alors la réponse de l’ange, une réponse que  Dieu seul pouvait  donner. « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre, c’est pourquoi  ce qui naîtra saintement, (to  gennomenon aguion), sera appelé Fils de Dieu. » Aguion ici, n’est pas un adjectif, c’est un adverbe. Il ne se rapporte pas à l’enfant mais à sa naissance. (Sœur Jeanne d’Arc) Et cela signifie que l’enfant conçu par la puissance de l’Esprit Saint naîtra également par la puissance de l’Esprit Saint.  « Rien n’est impossible de la part de Dieu. » (Gn 8,14) On peut s’attendre à tout avec lui. Marie n’émet pas le moindre doute. Sa réponse est donnée avec enthousiasme : « Qu’il me soit fait ». Non seulement elle est d’accord mais elle souhaite de tout son cœur collaborer à cette œuvre de miséricorde que Dieu vient de lui révéler.

Le Rosaire médité.

octobre 6, 2011

Mystères joyeux. 1er, L’Annonciation. – Marie  est immaculée depuis la première seconde de son existence. Pas en elle la moindre trace d’égoïsme, d’égocentrisme, elle est tout entière don d’elle-même. Depuis le début de son existence elle répond Oui à l’attirance de Dieu. Plus sa personnalité se développe et plus le don d’elle-même est ardent. Elle a environ 15 ans lors de l’Annonciation. 15 ans pendant lesquels chaque seconde était un acte d’amour. Amour de Dieu, amour du prochain, elle rayonnait l’Amour. Quand elle dit : « Je suis la petite esclave du Seigneur ! » Jamais parole n’a été plus vraie. Elle Lui appartenait si totalement qu’elle était son alter ego. Sa volonté et la volonté de Dieu n’étaient qu’une seule volonté, elle était corps et âme demeure de Dieu, adhésion absolue à la Parole de Dieu. En s’incarnant dans le sein de Marie, le Verbe de Dieu est entré chez Lui.

Mystères joyeux. 2e, La Visitation. – La parole de Dieu est venue dans le monde et elle se met aussitôt à le parcourir. Jésus n’attend même pas d’être sorti du sein de sa mère pour voyager. Dès que Marie eut entendu qu’Elisabeth était enceinte, elle a compris que seule la puissance de Dieu pouvait l’expliquer, et que seule Elisabeth pouvait entendre ce qu’elle-même venait de vivre. Et voici qu’aussitôt Elisabeth confirme la vérité de ce que Marie a entendu « Bénie sois-tu toi qui a cru. Ce qui t’a été dit de la part du Seigneur s’accomplira. » Maintenant Dieu a la délicatesse de donner à Marie la preuve qu’elle n’a pas rêvé. Oui, le Fils de Dieu est descendu en elle, il repose dans son sein, elle vient l’apporter devant Elisabeth pour qu’il confirme en grâce le petit Jean et comble de joie la maison de Zacharie. 

Mystère joyeux. 3e, La naissance de Jésus. – Marie est là, assise dans la  grotte. Elle avait demandé un endroit à Joseph, un endroit où elle serait tranquille. L’Enfant mystérieusement conçu devait avoir une naissance mystérieuse, elle aussi. Seul Joseph pouvait en être le témoin, il n’était pas pensable que sa parenté y assiste. Il a tout préparé : Un peu de bois pour un petit feu, un peu de paille pour se reposer. Et voici qu’il voit son épouse en train d’envelopper un merveilleux petit enfant apparu subitement dans ses bras. Et tout là-bas, dans la campagne, les anges rameutent les bergers : « Soyez heureux, un Sauveur vous est né ! Allez à Bethléem, c’est là que vous le verrez ! »  Ils viennent et ils voient. Un petit enfant enveloppé de langes, était couché sur la paille dans une mangeoire. Dieu que personne n’a jamais vu, l’œil de l’homme éclairé par la Foi l’a reconnu. 

Mystère joyeux. 4e La Présentation. – Ils auraient pu présenter l’Enfant à la synagogue du village. C’était la coutume. C’est l’Esprit qui leur a inspiré d’aller jusqu’à Jérusalem. Il était bon que celui qui devait être le Nouveau Temple, le centre du culte qu’il va inaugurer, soit présenté au Père dans la maison de son Père, dans le bâtiment qui l’annonce et qu’il va remplacer. Et c’est là que la Foi de Siméon va l’accueillir. « Enfin ! Le voilà !  Ô Seigneur, tu peux rappeler ton serviteur, car tu m’as exaucé, mes yeux ont vu ton Envoyé ! » Et il s’adresse à Marie : « Cet Enfant va tout bouleverser. A cause de lui, le fond des cœurs sera mis à jour ! Dès qu’il apparaîtra les gens seront divisés, les uns l’accueilleront, d’autres le combattront. Et ton cœur de Mère sera déchiré. » Par cette annonce prophétique, le Chemin de Croix que son Fils va parcourir, Marie y fait déjà les premiers pas. 

Mystère joyeux. 5e Jésus est retrouvé au Temple. – Pendant les trois jours où ils l’ont cherché, la parole de Siméon résonnait peut-être dans le cœur de Marie. « Où peut-il être ?  Jérusalem est pleine de marchands d’esclaves ! » Ils peuvent être inquiets. Mais ils ne désespèrent pas, ils cherchent, Ils s’adressent à ceux qu’ils connaissent. S’ils ne sont pas allés au Temple le premier jour c’est parce qu’ils avaient oublié qui était Jésus, de Qui il était le Fils. Ils avaient besoin que Jésus lui-même le leur rappelle. « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » C’est la première parole de Jésus dans l’évangile de Luc, il parle de son Père. Avec la dernière avant de mourir (23,46) c’est à son Père qu’il s’adressera. Mais il a lu dans les yeux de sa Mère qu’il doit rentrer à Nazareth avec eux. Il obéit puisque son Père l’a confié à ce couple saint qui va lui apprendre tout ce qu’un juif pieux, sage et généreux doit savoir.

 

Le Rosaire médité. 

Mystère lumineux. 1er Jésus reçoit le Baptême de Jean. – Jésus vient au milieu de la foule des pénitents pour recevoir  le baptême de Jean à son tour. C’est bien la manière de Jésus, Il est sans péché, il n’a pas besoin de recevoir un baptême de pénitence, mais il se solidarise avec les pécheurs et donne le bon exemple. Jean se récrie mais Jésus l’invite à faire la volonté du Père. Jean qui est un homme simple obéit car il vient de comprendre le geste de Jésus. Jésus, sans péché, vient parmi les pécheurs pour réconcilier les pécheurs avec Dieu. Ce baptême c’est le premier geste de sa vie publique. Jésus déclare la guerre au démon. Puis il préparera son cœur à la bataille en vivant au désert, en intimité avec son Père, pendant quarante jours. 

Mystère lumineux. 2e Jésus se manifeste à Cana. – Des amis de Jésus fêtent leur mariage. Marie est déjà là au milieu des autres femmes et porte avec elles le souci de la noce. Le nouvel époux ne sait pas que le vin des noces, celui que l’on doit offrir à tout invité, est terminé. Et il a l’imprudence d’inviter Jésus au risque de se rendre ridicule en ne lui offrant pas le vin des noces, et Jésus est là avec quatre compagnons !  Marie viens mettre Jésus au courant de ce problème : « Ils n’ont pas de vin ! » La réponse de Jésus est ambigüe,  Marie n’insiste pas. Elle recommande seulement l’obéissance aux serviteurs qui se tiennent là, devant Jésus, à ses ordres. Il y avait là six urnes d’eau à cause du rite obligatoire de la purification des mains. Jésus ordonne de les remplir jusqu’au bord. Et c’est cette eau changée en un vin capiteux que les serviteurs portent au maître du festin qui ne comprend plus. 

Mystère lumineux. 3e Jésus appelle à la conversion. – Jésus va de village en village, de hameau en hameau, de ville en ville. « Convertissez vous, et croyez en la  Bonne Nouvelle ! » Et cette Bonne nouvelle c’est que Dieu appelle chacune de ses créatures à se laisser adopter par lui. Il veut faire de nous ses fils et ses filles. A la condition, bien entendu, que nous soyons d’accord. Et Jésus s’efforce de montrer aux gens combien le Père les aime. Tout d’abord, il commence par appeler les ‘brebis perdues’ de la Maison d’Israël. Et c’est quand cette préparation sera terminée qu’il enverra ses disciples à toutes les nations. Pour que sa parole ait plus d’impact, le Père lui donne d’accomplir des œuvres que personne n’avait faites avant lui. Mais tous les miracles ont un seul but. Celui de montrer l’amour de Dieu pour les hommes. 

Mystère lumineux. 4e La Transfiguration. – Le groupe des apôtres est inquiet. Il n’est pas encore prêt à accepter un Messie souffrant. Et Jésus prévoit sa Passion, son agonie surtout. Quand il sera terrassé par la peur, qu’il suppliera son Père de lui éviter le supplice, et qu’il le fera avec cris, en se jetant par terre. Voyant cela les trois spectateurs de son agonie se sentiront humiliés d’avoir un maître si peu courageux. Jésus va donc les préparer. Il les a déjà emmenés chez Jaïre pour leur montrer qu’il est maître de la Vie. Et maintenant il leur montre son identité de Fils de Dieu. Il leur fait comprendre aussi que cette beauté éblouissante est en relation avec sa prière. C’est pendant qu’il priait qu’il a été transfiguré devant eux. Si nous pouvions voir de nos yeux une âme qui prie, nous ne cesserions jamais de prier. 

Mystère lumineux. 5e L’institution de l’Eucharistie. – « Ceci est mon corps ! Ceci est mon sang ! » C’est pour dire : « Ceci c’est moi. » « Prenez et mangez ! Prenez et buvez ! » Par ces paroles, Jésus invite les siens à entrer avec lui dans une intimité totale. L’organisme qui mange et la nourriture qu’il prend sont dans     une intimité totale puisque l’un devient l’autre. Dans ce monde c’est celui qui mange qui assimile ce qui est mangé et se l’approprie. Dans la communion eucharistique il se passe tout le contraire. C’est le Christ ressuscité, le Christ vivant qui est mangé. Mais il n’est pas assimilé, au contraire c’est Lui qui assimile celui qui le mange avec Foi. Il l’assimile en le rendant semblable à lui. Nous sommes le Corps du Christ mais nous sommes aussi des êtres libres, appelés à devenir ce que nous sommes. 

Le Rosaire médité.

Mystère douloureux. 1er L’agonie de Jésus. – Il leur dit : « Priez pour ne pas tomber au pouvoir de la tentation. » Et il s’éloigne un peu. C’est alors que la prescience de ce qui l’attend s’allie à la faiblesse naturelle de son humanité. Il est envahi par la terreur, tout ce qu’il va souffrir défile devant ses yeux. Et l’ennemi s’acharne à lui montrer l’inutilité de ses souffrances. Et ce que va souffrir sa mère lui est également présenté. Il supplie son Père : « Père, c’est trop ! N’est-il pas possible d’éviter tout cela ? » Mais il voit bien que ce n’est pas possible. Il doit montrer la patience et l’amour de Dieu à tous les hommes. Ce n’est pas en fuyant qu’il accomplirait cette mission, ni en faisant intervenir sa puissance divine. Non, mais doit endosser le péché du monde, l’accumuler sur sa personne et le brûler par son amour. Et il l’accepte. « Père, non ce que je veux mais ce que tu veux. » 

Mystère douloureux. 2e La Flagellation. – Pilate croit qu’une sévère flagellation inspirera de la pitié aux juifs et qu’ils seront satisfaits. C’est mal connaître des hommes possédés par un esprit de haine qui ne peut venir que du démon. Et la flagellation donnée par les romains c’était bien autre chose que les trente neuf coups de fouet qui avaient cours à la synagogue. Jésus a fait savoir à certaines grandes mystiques le nombre de coups qui lui ont été imposés. Seul Dieu a pu supporter un tel traitement. Que Marie nous délivre de la recherche exagérée du confort. Et qu’elle nous inspire le respect de notre propre corps. Jésus a livré son propre corps aux bourreaux pour effacer la souillure de notre recherche du plaisir défendu. 

Mystère douloureux. 3e Le couronnement d’épines. – Les soldats, sont en fait des malheureux qui vivent en permanence dans une certaine peur. Ils sont contents de pouvoir faire souffrir plus faible qu’eux. Marthe Robin a assisté « en vision » à cette séance de torture et en était effrayée. Seuls des hommes excités par les démons pouvaient se livrer à une telle méchanceté. Cela correspond à la parole de Paul : « Si les démons avaient su qui était Jésus en réalité, ils n’auraient pas poussé les hommes à le crucifier. » Pourquoi ? Parce qu’ils auraient su que le Fils de Dieu sortirait obligatoirement vainqueur de cette épreuve, à la honte de ceux qui la lui aurait imposée. Ce qui s’est passé est tellement épouvantable que Marthe n’a pas pu donner de détail. On peut avoir une idée de ce dont sont capables des hommes fous de méchanceté. 

Mystère douloureux. 4e Jésus porte sa Croix. – Pilate a été menacé par César qui lui avait dit : « S’il y a encore un massacre, ton sang sera mêlé à celui des juifs » Il leur livre donc Jésus qu’il sait innocent pour se débarrasser d’eux. Et le ‘patibulum’ est attaché à ses épaules, ce qui est la façon la plus inconfortable de le porter. Il lui frotte la peau jusqu’à laisser l’os apparaître. Jésus tombe, on le frappe jusqu’à ce qu’il soit de nouveau debout. Puis, il ne se relève plus malgré les coups. Un paysan passe par là, on lui met la main dessus pour qu’il aide Jésus. Il était de ceux à qui on peut imposer une corvée. Avoir été ainsi traité avec mépris pour s’unir aux souffrances de Jésus, c’est son titre de gloire pour l’éternité. Simon de Cyrène fait maintenant partie de la noblesse chrétienne. 

Mystère douloureux. 5e Jésus meurt sur la Croix. – Le voici en haut de la colline. Sur un lieu de passage où il sera exposé à la vue de toute une foule. C’est bientôt la Pâque et il y a déjà beaucoup de monde à Jérusalem. Urs von Balthazar pense que ce jour là 15000 personnes ont pu contempler le Crucifié. Il est entre deux ‘droit commun’ exécutés avec lui. Et au milieu comme s’il était le plus coupable. Mais Dismas ne s’y trompe pas. Il le voit souffrir depuis le début, maltraité bien plus que les autres, et patient comme un ange. Et pourtant il le sait innocent, il le connait, et il reçoit alors une grâce extraordinaire qui le rend certain de l’identité de Jésus. Et dans cet homme qui va mourir, il voit le fondateur du Royaume qui vient. D’où son cri : « Jésus ! Souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume. » Jésus lui répond tout simplement que c’est pour ce soir même. Pas le jour de Pâques, ce soir même, ils seront tous les deux au Paradis.

Le Rosaire médité. 

Mystère glorieux. 1er La Résurrection. – Marie attend, elle le sait en toute certitude qu’il va ressusciter. Mais son cœur brûlant de désir est tendu comme un arc vers ce moment. Enfin !  Il est là, devant elle, souriant, les deux mains tendues. « Ima ! (Maman !) » Et toutes les souffrances de ces derniers jours sont balayées comme avec la main. Ils baignent dans une éternité de joie. Et puis ce sera le tour d’autres fidèles. Plus de 500 frères, dira Saint Paul. Et puis les douze. Douze têtes de bois ! Il faut qu’ils touchent, il faut qu’ils le voient manger devant eux, pour qu’ils admettent enfin que c’est bien vrai. Et pour que Thomas devine son identité. Si des gens comme eux ont fini par croire, c’est parce qu’il était impossible de ne pas croire sans être ridicule. 

Mystère glorieux. 2e L’Ascension. – Pendant quarante jours, leur vie avec Lui est presque comme avant. Il mange avec eux, ils vont à la pêche, il leur parle, répond à leurs questions. Puis ils reviennent en Judée, dans l’oliveraie où ils avaient l’habitude de se réunir. Ils ont reçu l’essentiel de leur formation, et déjà une Foi qui ne faillira jamais. Jésus va donc disparaître, non pas les quitter, disparaître seulement, disparaître à leurs yeux pour être tout entier présent dans leur cœur. Et quand l’ange leur dit que Jésus reviendra comme il est parti, par le même chemin, ils redescendent à Jérusalem. Ils sont pleins de joie ce qui est la preuve formelle que Jésus ne les a pas quittés. Il le leur a bien dit : « Jusqu’à la fin du monde, je ne vous lâcherai jamais. »(Mt 28,20) 

Mystère glorieux. 3e La Pentecôte. – Ils sont dans cette grande salle à manger que l’on appelle Cénacle, d’après le mot latin. Environ 120, ils représentent l’essentiel des croyants. Marie est avec eux, elle n’est pas montée au ciel avec son Fils car sa mission n’est pas accomplie. Après avoir mené à bien l’éducation du Fils de Dieu, en avoir fait, en compagnie de Joseph, un homme accompli, elle doit accompagner la croissance de cette Assemblée qui n’est pas un simple rassemblement mais un  Corps, le Corps mystique du Christ, le Christ Total. Et chaque membre de cette assemblée l’appelle Maman. Jean le laisse entendre dans son évangile. « Jésus dit à La Mère  (léguèi tè metri) (Pas à Sa Mère, à La Mère) » La Mère était devenu le nom propre de Marie pour tous les croyants. Eh bien, La Mère et ses enfants réunis comme un seul cœur et une seule âme, ont été enveloppés et envahis par le Saint Esprit. L’esprit de Jésus devenu le leur.

 Mystère glorieux. 4e L’Assomption. – Mission accomplie !  Marie a peut-être habité 25 ans la maison de Jean et le quatrième évangile est le fruit de deux mémoires du cœur. Les derniers jours de Jésus, ils ont dû en parler longtemps tous les deux. La dernière Cène, le lavement des pieds. Tous les détails, Jean n’était pas seul à s’en souvenir. Puis vint le moment où son rôle en ce monde est parvenu à son terme. Et celle que le plus petit péché n’a pu ternir, s’est endormie, s’est assise dans le ciel avec son corps immortel, auprès de son Fils ressuscité.

Mystère glorieux. 5e Le couronnement de Marie. – La plus humble des créatures est maintenant élevée au dessus de toutes les œuvres de Dieu. Seul son Fils lui est supérieur, seul son Fils est au dessus d’elle, mais elle lui est si unie, qu’elle et lui n’ont plus que seule et même volonté. Si bien qu’on a pu dire : « Tout est soumis à l’autorité de Dieu, même Marie. Tout est soumis à la volonté de Marie, même Dieu. » C’est à son sujet surtout que l’on peut dire au Seigneur : « En couronnant tes saints, tu couronnes tes propres dons. » Marie est la réponse de Dieu au démon qui a fait chuter nos premiers parents. C’est par sa préscience des mérites de son Fils né e cette femme, qu’Il lui a épargné d’être touchée par les mains sales de l’Ennemi. « Elle est un jardin clos, une source fermée, une fontaine scellée. » (Cant 4,12) Toutes les vertus fleurissent en elles et produisent du fruit pour le Seul Bien Aimé. (cf Cant 4,13-16)

Fr. André Marthouret

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