7 octobre – Notre Dame du Rosaire

. Luc l,26-38.

 « Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en  mariage à un homme de la maison de David nommé Joseph, et le nom de la jeune fille était Marie. » Voici un acte du Seigneur tout à fait nouveau. Au cours de toute l’histoire d’Israël, il y a eu des conceptions considérées comme miraculeuses. Celle d’Isaac par exemple. Mais il s’agit toujours  d’une femme stérile et avancée en âge. Tandis qu’ici il s’agit d’une ‘parthénos’, c’est à dire d’une jeune fille vierge. Et il va dans le plus humble village de cette province,  Nazareth. Là vivaient au temps de Marie et Joseph une centaine de foyers, peut-être moins. Tous de condition très modeste, beaucoup se faisaient appeler ‘les pauvres du Seigneur’. Il est impossible que la famille de Marie et celle de Joseph n’ait pas vécu cette spiritualité. Cette Marie n’est vraiment la fille de personne. Elle n’a pas d’autres titres de noblesse que le choix de Dieu. Joseph, par contre est fils de David. Bien qu’il s’agisse d’une conception virginale, le Messie doit être fils de David et la légitimité n’était transmise que par le père. Marie ne pouvait pas être accordée en mariage à un homme qui n’aurait pas été un descendant de David. Dieu a eu besoin de Joseph autant que de Marie pour réaliser son projet. L’ange de Dieu s’adresse à Marie. « Sois joyeuse, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. »  Khairé, c’est le mot que l’on emploie pour saluer en grec. Mais dans le contexte il semble bien que le sens dépasse celui d’une simple salutation. Il fait écho à Sophonie 3,14-15: « Pousse des cris de joie, fille de Sion, le Seigneur est au milieu de toi. » Comblée de grâce a aussi un sens plus plein que celui de ‘favorisée de Dieu’, c’est le terme le plus proche de celui qui a été donné à Marie par Pie IX, ‘Immaculée Conception’. Ce titre, avec les paroles qui suivent, ‘le Seigneur avec toi’, est un envoi en mission. Comme il donne à Marie le titre de ‘Comblé de grâce’ pour lui demander de concevoir, de mettre au monde et d’accompagner dans la vie le Verbe fait chair, la Parole de la grâce, Celui par qui la grâce est venue dans le monde. Une telle salutation avait un sens bien particulier en Israël. La grâce évoque la prévenance de Dieu, son amour gratuit.  L’ange voit le trouble de la jeune fille et lui dit aussitôt : « Ne crains pas. » C’est une parole qui accompagne les manifestations divines. Cette invitation à ne pas craindre s’appuie sur la confiance en celui qui est tout puissant et tout aimant. L’ange signifie donc aussitôt sa mission à Marie. « Voici que tu concevras dans ton sein et tu enfanteras un fils que tu appelleras Jésus » C’est à dire Dieu sauve ! Dieu rétablit tout à fait les bonnes relations entre les hommes et lui. Cette annonce à Marie ressemble plutôt à une déclaration. Puisque la volonté de Marie et la volonté de Dieu sont une seule volonté.  « Il sera grand. » ajoute l’ange. Non pas grand devant le Seigneur comme le fils de Zacharie mais grand tout court, grand absolument, comme Dieu seul peut être grand. Marie pose alors une question de simple bon sens. Elle ne demande pas de signe par lequel Dieu montrerait sa puissance. Elle demande seulement comment cette conception se réalisera étant donné qu’elle ne connaît pas l’homme. Il semble bien que sa réponse signifie non seulement qu’elle est encore vierge, mais qu’elle a le statut de vierge, et que ce n’est pas dans l’union avec un homme qu’elle désire se réaliser. Vient alors la réponse de l’ange, une réponse que  Dieu seul pouvait  donner. « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre, c’est pourquoi  ce qui naîtra saintement, (to  gennomenon aguion), sera appelé Fils de Dieu. » Aguion ici, n’est pas un adjectif, c’est un adverbe. Il ne se rapporte pas à l’enfant mais à sa naissance. (Sœur Jeanne d’Arc) Et cela signifie que l’enfant conçu par la puissance de l’Esprit Saint naîtra également par la puissance de l’Esprit Saint.  « Rien n’est impossible de la part de Dieu. » (Gn 8,14) On peut s’attendre à tout avec lui. Marie n’émet pas le moindre doute. Sa réponse est donnée avec enthousiasme : « Qu’il me soit fait ». Non seulement elle est d’accord mais elle souhaite de tout son cœur collaborer à cette œuvre de miséricorde que Dieu vient de lui révéler.

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